Présentation / Histoire


Présentation :
                                                                                                                                               MISSECLE, en pays graulhétois, au cœur du territoire méridional et du Languedoc de briques rouges ; au bord de la Montagne Noire, des Monts de Lacaune et des collines du Lauragais ; a bord de l’Albigeois prestigieux et de ses vallées ; Missècle en Pays cathare présente de cames paysages champêtres, caractérisés par la physionomie boisée de ses vallonnements.  

Jouxtée à l’est par la commune de Moulayrès, au SUD par celle de Damiatte, sur son flanc Nord par Graulhet, sa grande sœur, enfin à l’OUEST par sa voisine Cabanès. MISSECLE tire sa spécificité de son activité exclusivement agricole : zone de polyculture et d’élevage diversifié (bovin, ovin, caprin complémenté par un appoint ponctuel porcin et volailler).

Les ruisseaux de LOEU, d’ASSOU, du GOUTY et d’ENFENASSE marquent ses limites naturelles.  

La route départementale n’47 serpente à travers ses 560 hectares de superficie, de 210 mètres d’altitude environ à l’Ouest, au lieu-dit « Pradelles », au bord de la commune de Cabanès, jusqu'à 373 mètres au Belvédère de Canguilan au confluent des communes de Graulhet, Damiatte et Moulayrès.
                   
45 à 50 familles pour une population totale variant entre 100 et 120 habitants, gravitent autour d’une émergence gréseuse à 309 mètres d’altitude au hameau d’En Pons, curieux mamelon de 100 mètres de diamètre, recouvert de végétation et d’arbres à feuilles caduques composant un rideau compact en période d’été. Creusé de souterrains inexploités et d’anciens silos à grains, remontant aux périodes troublées des Guerres de Religions, c’est sur cette protubérance que se blottissent la Mairie, l’Eglise Saint-Barthélémy,et quatre habitations particulières.


Histoire :
                                                                                                                                                                               Pourquoi notre commune porte le nom de MISSECLE plutôt que celui d’En-Pons, son centre nerveux ? 
Pourquoi la ferme aujourd’hui désaffectée de « Missècle » porte-t-elle le nom, de cette commune ? l’Histoire ne le dit pas. Autant de questions à résoudre ! Mais l’Histoire nous dit toutefois, se confondant parfois avec la légende : 
Que Missècle a une origine peu assurée. Peut-être formée à partir de « milh , soit « millet » ou « maïs » en patois local et « sègle », « seigle » pour désigner un terrain convenant plus particulièrement alors, aux deux cultures ?  
Peut-être aussi, pourrait-elle venir de « Mi-siècle », de sa création au milieu d’un siècle. Nous avons retrouvé « Milio Séclo ».  
Ou enfin « Mille Século » notre dernière hypothèse, selon l’octroi de la censive accordée par La Charte du Marquis de Lautrec ? 
Nous laissons aux esprits curieux et imaginatifs le soin de découvrir une réponse plausible. 
Historiquement parlant, voici que… 
Vers l’an 1180, la famille de BONNE était divisée en deux branches distinctes. L’une fixée en Dauphiné, l’autre établie au château de Missècle où elle en fit sa résidence principale. Elle s’allia avec les grandes familles de la contrée et compta plus tard, dans sa descendance les BRANDOUIN du PUGET et TAFFANEL de LA JONQUIERE. En l’An de Grâce 1291, Graulhet et « ses dépendances » bénéficièrent de « libertés et franchises » dans la charte qu’accorda les Marquis Bertrand de BONNE, qui devenait seigneur du lieu. 
En 1384, il est fait mention de l’Eglise Saint-Barthélemy. Son existence était mentionnée au XIVe siècle lors de la fondation du Diocèse de Castres. Elle est paroisse de Laurent de Moulayrès. Elle est de style Gothique rural, à chevets imposants et à gros contreforts, d’abside gothique malgré sa construction très ancienne. Nous noterons l’existence d’une autre Eglise, celle de Sainte Sigolène au lieu-dit « La Druillé », dont il ne reste à ce jour qu’une superbe croix de pierre et la légende diffuse de la disparition mystérieuse de sa cloche de bronze. 
En 1391 « Consules et habitores de Milleséculis » se rebellèrent et refusèrent de payer l’impôt à Charles VI le Fol. 
Vers 1674, Margot de BONNES, seigneur de Missècle et Moulayrès évoqua son désir d’être inhumée en sa mort en l’Eglise « prétendue réformée » protestante de Briatexte. Pendant plusieurs siècles, une rivalité quasi permanente opposa les seigneurs de Missècle – parfois violemment – aux seigneurs du Château des Voûtes sur Damiatte (Les Durand du Puget, puis les Dupin de Saint-André). 
Cette lutte, qui avait pour enjeu la suprématie de la callée menant à l’Agoût, ne s’éteint qu’en 1743 lorsque Marie Anne de BONNE « habitant le château de Missècle », fille de Jacques de BONNE et de Marie TAFFANEL de LA JONQUIERE, épouse un DUPIN de SAINT-ANDRE « du château des Voûtes » ! Et c’est un DUPIN de SAINT-ANDRE, Jacques Joseph, qui, en Décembre 1776 rendit hommage pour sa seigneurie de Missècle « consistant en terre, château et maison seigneuriale, avec toute justice haute, moyenne et basse, pouvoir de créer juge, greffier, bayle et autres officiers faires les consuls et en recevoir le serment rentes et censives, droits et rente et autres droits seigneuriaux. » 
En l’an 1789, à l’aube de la Révolution Française, la communauté de Missècle relève de la Sénéchaussée de Castres, Diocèse de Castres, dont la paroisse en est Saint-Barthélemy. L’An X de la période révolutionnaire réunit Missècle et Moulayrès en une même entité, canton de Graulhet, arrondissement de Lavaur. 
Ce n’est qu’en l’an XII, que les communes de Missècle et Moulayrès apparaissent comme à nouveau séparées de façon officielle. 
1811, au lendemain de la période troublée et de l’abolition des grands privilèges, à l’initiative de Napoléon BONAPARTE, plus tard Napoléon 1er Empereur des Français, notre pays s’enrichit d’une topographie appelée « cadastre ». Missècle eut le sien. Jusque-là, les Duchés, Comtés et Seigneuries faisaient l’objet d’une mouvance parfois fantaisiste aux tracés capricieux, changeant au gré des batailles et des luttes d’influences. 
Aujourd’hui, le temps a succédé au temps, chaque époque avec ses particularités et MISSECLE vit à l’aube du troisième millénaire… avec ses faibles ressources, mais avec la garantie d’une quiétude rurale jalousement gardée, au rythme des saisons de notre France profonde. Elle y accueille tous ceux et celles qui lui rendent visite, au travers de son chemin de randonnée, le « chemin des Biches ». Fiers pigeonniers, oratoires les plus divers, sources fugitives, lacs tranquilles aux eaux calmes, charmants détours de chemins sont autant d’attraits qui attirent le rêve du promeneur. Nous affirmons qu’ils rencontreront à MISSECLE le silence, l’apaisement et la sérénité qui manquent durement à la vie citadine. 






Historiques des Maires :
Depuis Juillet 2020  M. RICARD Laurent
2014 - 2020 Mme RICARD Patricia
2008 - 2014 M. BATIGNE Robert
1995 - 2008 M. TOURNIE Guy
1971 - 1995 M. LE GOURRIER Francis
1947 - 1971 M. MARIOJOULS Adrien
1945 - 1947 M. ALAYRAC Pierre
1935 - 1945 M. BOUTIBONNES Jules
1929 - 1935 M. MARIOJOULS Adrien
1925 - 1929 M. GALINIER Pascal
1919 - 1925 M. GONTIER Victor
1892 - 1919 M. BOUTES Jules
1887 - 1892 M. MAZENS Jean
1876 - 1887 M. GOURC Joseph
1855 - 1876 BOUTES Paul
1853 - 1855 M. ARNAUD Jean
1832 - 1853 M. ARNAUD Pierre
1913 - 1832 M. VAISSIERE Jean Pierre
1808 - 1813 M. MARIOJOULS Francois-Marie
1797 - 1808 M. GLAYSES Pierre
1793 - 1797 M. BARRET Jean